La mystérieuse créature - Balade et méditation

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Cet espace se veut une invite à une randonnée à travers les voies de la vie. Je souhaite la bienvenue à celles et ceux qui me rejoindraient sur ce parcours où nous ferons des haltes pour nous ressourcer.

La mystérieuse créature

Publié par Idir Ait Mohand sur 30 Avril 2015, 15:39pm

Et Dieu créa le monde avec tout ce que nous savons, ce que nous saurons par des découvertes futures de plus en plus ahurissantes, et ce que nous ne saurons jamais. Un monde parfait voguant dans un univers qui demeure la principale curiosité du genre humain car pour le genre animal, cette question est loin d’être un souci. Donc, après avoir créé la plus belle planète de notre système, Dieu l’habilla de son manteau et la décora d’un écosystème plus que parfait où régnaient en parfaite symbiose le végétal et l’animal.

Mais voilà que Dieu créa la race d’Adam, cette autre espèce incapable de semer le bonheur sur terre, elle fut chassée du paradis. Le premier assassinat sur cette planète fut commis par l’un des deux enfants d’Adam et Eve. Alors qu’ils n’étaient que quatre personnes ici-bas, l’aîné tua son frère cadet par jalousie comme si une personne était de trop.

Depuis la nuit des temps, cet insatiable prédateur est à l’origine de tous les malheurs de la planète. Le génie de ce fornicateur a toujours été de développer de mieux en mieux son intelligence pour s’autodétruire. Que n’a-t-il pas inventé depuis la massue, le glaive jusqu’aux bombes d’aujourd’hui pour montrer son abomination. Il s’est même surpassé en provoquant l’ozone, sa couche protectrice. Son intelligence n’ayant pas suffi, il lui fallait inventer une autre intelligence, artificielle celle-là, mais non moins nuisible, elle finira par devenir son maître absolu et le détruira définitivement.

Heureux sont les animaux qui ne demandent rien, sinon qu’on leur fiche la paix pour vivre à l’état pur. L’homo sapiens, encore et toujours, non satisfait de ravager leur espace naturel, s’intéresse à ce pauvre règne animal pour le cloner en attendant de se cloner soi-même. Toutes les expériences menées jusque-là sur le vivant ont commencé par ces pauvres « bêtes ». Le végétal n’a pas, non plus, échappé à la furie de l’homme en le transformant en produits génétiquement modifiés.

La dernière trouvaille est cette molécule du néant que l’homme, fort de son intelligence, inventa pour remonter le temps et percer le mystère du big-bang. On voit bien qu’il cherche par tous les moyens à revenir au point de départ où il n’y avait que le néant du néant, effacer toute trace de vie sur terre. Mais il se trompe bougrement car la nature aura toujours raison de lui.

Puisqu’il est capable de tant de prouesses, allant jusqu’à dénaturer la biologie en manipulant les gènes, pourquoi il ne résout pas quelques contraintes liées à sa pensée encrassée à tel point qu’il confond la raison et la bêtise, la logique et l’absurde etc. Tant que l’homme continue de jeter son regard à côté de lui et non pas sur soi-même, il restera dans le brouillard.

Le plus grand mystère de la création n’étant autre que l’être humain, il ferait mieux de s’intéresser à cette énigme au lieu de chercher ailleurs les racines de l’inaccessible. En attendant que les savants et les sages daignent nous éclairer sur quelques questions élémentaires faisant partie de notre histoire, nous continuons notre chemin qui doit, obligatoirement, mener tout droit vers l’inconnu.

Cette maxime attribuée à Socrate : maintenant je sais que je ne sais rien, n’est valable que pour les abrutis, elle est nulle pour les éclairés qui savent tout, absolument tout dans les moindres détails puisque c’est Dieu, lui-même, qui a dit…

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