Et Dieu créa l'homme - Balade et méditation

Balade et méditation

Balade et méditation

Cet espace se veut une invite à une randonnée à travers les voies de la vie. Je souhaite la bienvenue à celles et ceux qui me rejoindraient sur ce parcours où nous ferons des haltes pour nous ressourcer.

Et Dieu créa l'homme

Publié par Idir Ait Mohand sur 9 Août 2014, 07:48am

La vérité existe, elle se manifeste partout et à chaque instant de notre existence, mais elle ne parle pas ! Dieu calcule, et le monde se fait ? Dieu n’a pas besoin de calculer, tout est résolu d’avance. Dieu a créé ce que nous savons, ce que nous aurons à découvrir et ce que nous ne saurons jamais. Tout le reste n’est qu’inventions de l’homme y compris toutes les combinaisons de faux calculs ou la virgule qui tue.

Si les jours qui passent se ressemblent, l’homme, à défaut d’agir sur leurs mouvements, a décidé de les caser dans un calendrier, et chacun finit par créer son propre agenda selon sa convenance. L’univers dans lequel nous évoluons, continue sa valse avec ses mouvements parfaits dans un espace-temps qui progresse dans une dimension inconnue.

Faute de pouvoir opérer des changements sur les événements célestes, l’homme s’est  mis à dénaturer son environnent en le labourant de fond en comble avec la charrue de son invention. Il est allé jusqu’à provoquer la couche d’ozone, son élément protecteur. Sa conception de prédateur et de dominateur inassouvi, l’a poussé à borner le monde et à se disputer les territoires par des guerres ravageuses.

Que n’a-t-il pas inventé comme fourbis pour compliquer la vie et la rendre désagréable. Sa soif inassouvie d’engendrer le mal par tous les moyens, l’a conduit à infiltrer les esprits pour y semer la haine et le mépris. Si l’homme est parfait dans sa création, chose indiscutable mais pas évidente, il ne l’est pas dans sa façon de penser et d’agir.

En effet, si la perfection est synonyme de l’idéal, l’homme est, par conséquent, imparfait dans toute sa composante. Matériellement, il porte en son sein des impuretés qui feraient fuir l’animal, son plus proche allié parmi les quatre genres de la création. Mentalement, ce sont ses agissements qui prouvent que ce qu’il a dans sa tête est encore plus encrassé. Ses calculs démoniaques, dictés par sa conscience, ont prouvé toute la malfaisance dont il est imprégné depuis la nuit des temps.

Le passé et le présent renseignent sur les facultés de l’homme capable de changer le monde en bien ou en mal selon son bon vouloir, la femme étant reléguée au second plan, ou carrément ignorée. Partant du constat effrayant établi depuis la connaissance de l’histoire à nos jours, il en résulte que les gens du mal sont largement majoritaires par rapport à ceux du bien. Le contraire aurait, peut-être, conduit à une vie meilleure, mais hélas, la donne ne peut pas être inversée.

Ainsi, en a décidé la nature qui veut que le mal l’emporte sur le bien dans toute chose. S’il est aussi facile de faire du mal, il est aussi difficile de faire du bien.  Si les hommes se ressemblent du point de vue anatomique, ils diffèrent dans leurs pensées, et chaque individu y va de ses propres fantasmes. Si une hirondelle ne fait pas le printemps, un homme seul ne peut pas changer le cours de l’histoire, d’autres comme lui, se chargent d’immortaliser ses actes.

La parole d’un mortel décomposé à la première époque de l’histoire, peut demeurer intacte et continuer son chemin sur lequel se trouvent des disciples qui reprennent et diffusent le même discours. Perçu comme étant une référence, ce discours qui nous est parvenu des périodes lointaines, est toujours d’actualité. « Also sprach Zarathustra  en allemand » ou « ainsi parlait Zarathoustra en français », et bien d’autres propos, reviennent souvent dans les bouches.

Les sagesses grecques, modernes ou populaires, sont autant de discours et de messages délivrés par l’homme pour se faire entendre. Sa parole d’homme est une formule sans laquelle l’Homo n’aurait pas son statut actuel. Sa parole d’honneur ou de moquerie, en attendant d’homologuer celle de la femme, reste l’unique fondement de toutes les idéologies qui se résument à la libre-pensée.

Cet acquis inaliénable et inaccessible que chaque personne possède, devient une parole quand il est exprimé en bien ou en mal. Ainsi, les gens du bien, tentent désespéramment d’enrayer le mal par tous les moyens et les gens du mal, font tout le contraire. Reste à déterminer où se situe la bonne parole dans tout cela, sachant qu’il n’existe qu’une seule et unique parole, elle est absolue, parfaite et vraie, mais elle ne parle pas.

PS / pendant que des enfants meurent de faim quelque part au coin d’un continent et que d’autres sont livrés à des guerres composées par leurs aînés, d’autres qui ne sont pas encore nés, juste des fœtus dans les ventres de leurs jeunes mères et c’est le branle-bas pour les sujets de leurs majestés. Ces populaces d’une, soi-disant, démocratie ou d’une dictature sournoise, accueillent chaque événement qui n’a pas lieu d’être avec des courbettes dignes de l’homo erectus qui aurait mieux fait de rester sur ses quatre pattes. Face à toutes ces injustices, il m’arrive d’avoir plus de respect pour l’espèce animal que pour le genre Humain dont l’élément que je suis.

Nous sommes sociaux !